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Quand notre vulnérabilité devient notre force !

L’étude de Me A. coach de carrière

Me A. est un coach de carrière en train de développer son business en indépendant après avoir été conseillère dans une grande université américaine. A. commence à développer des ateliers et des séminaires pour des personnes en repositionnement professionnel. Me A. appelle la veille du premier séminaire en indiquant : je ne suis pas du tout confiante. J’ai un premier atelier de 2 heures demain. "Je panique, je n’arrive pas à travailler pour ma préparation etc…"

Bref A. était en mode panique, en train de se créer une réalité stressante et risquant de la faire échouer dans son ‘challenge’ du lendemain. Me A. agissait comme si elle devait faire ses preuves, comme si elle devait se montrer forte aux yeux de ces auditeurs et prospects. ‘Je dois me montrer forte, sinon ils ne m’écouterons pas’. En la questionnant, nous avançons l’hypothèse que ce qui l’angoisse le plus est la peur de parler en public devant 30 à 50 personnes. Nous lui prescrivons alors la chose suivant : au début de ton intervention, exprime devant le public que c’est la première que tu fais ce séminaire et que donc tu es anxieuse. Cette idée ne lui convient pas complètement. Elle commence à expliquer que cela n’est pas possible de se montrer ainsi. Cependant quelque instants plus tard, elle me soumet cette idée : « je pourrais leur demander ; Etes-vous anxieux ? Est-ce que votre voisin est anxieux ? Moi je suis anxieuse parce que normalement je travaille en one on one et aujourd’hui j’anime un atelier devant un groupe ce que je n’ai pas l’habitude de faire. Ce qui est sans doute aussi votre cas pendant votre transition de carrière. ». Puis, nous avons travaillé le transfert de ressources d’une situation passée vers la situation présente pour qu’elle puisse gagné en confiance.

En début d’atelier elle agis suivant ce qui a été décidé, les tensions ont alors diminuées très vite. Essayer de prendre le contrôle de son anxiété, comme c’est habituellement le cas, conduit le plus souvent à une perte de contrôle. Me A. a accepté, et ‘avoué’, sa faiblesse, donc elle ‘perd’ délibérément le contrôle. Il en résulte une annulation des effets négatifs de cette faiblesse (comme perçue) et celle-ci devient alors paradoxalement une force.

Le lendemain de l’atelier je recevais ce mot : « Merci pour m’avoir aider. Mon séminaire a bien marché ! La différence a été ce que tu as fais avec moi. Je me sentais relax et en confiance ! »

Le plus remarquable est qu’à la séance suivante ou nous travaillons sur un autre objectif, elle me déclare : « tu sais, Marc, j’ai une grand force dans mes séminaires. Je sais aller à la rencontre de l’autre, je leur explique mes faiblesses ; comme cela ils se reconnaissent dans ce que je dis ». L’impression de force perçue par le public est le courage d’avoir oser parler de soi sans dissimuler une ‘faiblesse’.


Publié le 07/01/2016 dans Vivre

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