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La résilience collective, une aide pour traverser cette période de douleurs

Après les évènements du mois de janvier et du 13 novembre, certains d’entre nous avons tendance à vouloir nous regrouper, à vouloir communier ensemble ou simplement partager. Cela agit comme un besoin et devient une source de support individuel.

De même l’élan de solidarité émotionnelle qui a parcouru une partie de la planète (discours de dirigeants, rassemblement spontané de population, les couleurs bleu, blanc, rouge, la Marseillaise) nous rappelle aussi que nous appartenons à une communauté plus large pouvant se mobiliser et ressentir une émotion partagée. Beaucoup d’entre nous ont déclaré que cela faisait du bien de voir, d’entendre ceci, et que nous ressentions comment ce soutien pour nous aider à traverser ces moments.

Après les évènements du mois de janvier et du 13 novembre, certains d’entre nous avons tendance à vouloir nous regrouper, à vouloir communier ensemble ou simplement partager. Cela agit comme un besoin et devient une source de support individuel.

De même l’élan de solidarité émotionnelle qui a parcouru une partie de la planète (discours de dirigeants, rassemblement spontané de population, les couleurs bleu, blanc, rouge, la Marseillaise) nous rappelle aussi que nous appartenons à une communauté plus large pouvant se mobiliser et ressentir une émotion partagée. Beaucoup d’entre nous ont déclaré que cela faisait du bien de voir, d’entendre ceci, et que nous ressentions comment ce soutien pour nous aider à traverser ces moments.

Cela me rappelle aussi cette dame qui habite dans l’est parisien et qui évitait de prendre le bus depuis vendredi dernier, celui passant par rue de Charone et le Bataclan. Commençant à vouloir s’affranchir de la peur qu’elle ressentait, elle décide après plusieurs jours de monter dans le bus. A l’approche des lieux meurtris, elle sent monter l’émotion et ‘craque’ nerveusement, affichant au grand jour sa tristesse (en fait c’est une libération de l’émotion prisonnière). Alors, elle peut s’apercevoir que tout le bus éprouve la même douleur. Ce sentiment d’abord de surprise, puis ‘c’est rassurant’ en enfin de libération agit comme un révélateur. Du coup, elle souhaite faire partager cette expérience émotionnelle avec d’autres de ses proches, former un petit groupe pour soutenir une autre personne dans le besoin pour la faire traverser ce moment de douleur. C’est un exemple de ce que la résilience collective peut faire émerger. La résilience collective se caractérise par une capacité d’un groupe, d’une communauté à accueillir, à soutenir, à dégager des opportunités. Un lien s’effectue entre la difficulté individuelle et les interactions sociales. La résilience collective complète la capacité de résilience individuelle. N’oublions que « un être humain seul est un concept ». L’homme est social et s’épanouit dans et par le groupe.

Ainsi parmi les gestes qui vont aider les personnes ressentant un stress aigu après ces journées, pour les aider à aller au delà de la douleur ou de la peur, il s’agit pour chacun d’entre nous d’organiser un peu de résilience collective. L’augmenter en apportant sa propre expérience au service de soi (notre propre résilience) et des autres devient alors un acte prenant du sens individuellement et collectivement. Nous ne sommes plus tout à fait les mêmes comparé à début novembre. Un traumatisme est passé le 13 novembre. La résilience collective peut aider à augmenter nos facultés d’adaptation.

Comment cela peut-il s’organiser ? Quelques suggestions : renforcement des liens par des activités, partage en groupe sur les souffrances et peurs pour aider les personnes les plus touchées émotionnellement … Il y a les cercles quasi planétaires et les petits cercles autour de chez soi.

En guise de conclusion, avant de penser à être fort, laissons s’exprimer, laissons la place à l’émotion pour qu’elle fasse le travail réparateur qu’elle a à faire. La résilience du groupe aide alors. Ensuite cette émotion sera notre force pour se remettre en mouvement.

Marc BRUNET, intervenant CIRCÉ CTB-CS


Publié le 02/06/2015 dans Vivre

13 novembre, résilience


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